Commodore Farolesse

Ethan Farolesse a toujours voulu travailler au service de son pays, l’Angleterre. A 17 ans, il s’engage dans la marine et devient soldat sur un des navires de sa majesté. C’est un soldat courageux dont le sens du devoir, le courage et la force le distinguent rapidement de ses camarades. Le roi d’Angleterre lui propose rapidement de prendre le commandement de la première flotte anglaise du pays. Il a 21 ans, et devient le Commodore Farolesse, commandant en chef du Victoria. Sa mission: débusquer les pirates et les soumettre à la justice du pays. Il fut à la tête du Victoria pendant 7 longues années, naviguant d’îles en îles, afin de débusquer les pirates les plus retors. Selon ses dires, il en emprisonna 72, et 182 furent pendus. Il était considéré comme le plus impitoyable des Commodores. Enfin…. c’est ce qu’il se plaît à raconter. Car le Commodore est un homme bavard, et vantard… Et jamais personne n’a pu attester de ses exploits.

Une rumeur grandissait en Angleterre. Cette rumeur parlait d’un imposant bateau noir, aux voiles aussi rouges que les flammes des ténèbres, dont le capitaine et l’équipage coulaient tous les bateaux qu’ils croisaient.

Farolesse grisé par ses quelques victoires remportées contre de vieux pirates boiteux réussit à convaincre son supérieur de lui laisser la direction d’une flotte afin de combattre le nouveau fléau des mers d’Angleterre : Le Capitaine Barratos.

Après plusieurs mois de recherches infructueuses, l’ordre fut donné par l’Angleterre d’abandonner les recherches. Le Commodore enrageait face à cet échec personnel. Il décida donc d’aller chercher Barratos là où aucun autre royaume n’avait eu la folie de s’aventurer: Les Iles du Crâne Percé. La légende parle d’un lieu maudit rempli de récifs et où les marins, les bateaux disparaissent aussi vite que le rhum d’une bouteille dans la main d’un pirate. N’écoutant que son courage, le Commodore ignora les appels de l’Angleterre et s’engagea dans ces eaux dangereuses accompagné de ses hommes.

Ils naviguaient depuis des heures dans des eaux calmes, une brume épaisse entourant le navire et empêchant toute visibilité. L’attente était interminable et la tension insoutenable. Après plusieurs heures, le Commodore à bord d’un simple canotier décida de rejoindre seul le récif le plus haut, afin de gagner en visibilité.

Semblant surgir de nul part, un gigantesque galion, identique à celui décrit par la légende, apparu derrière une épaisse fumée. Farolesse vit alors l’enfer s’abattre sur ses hommes. La flotte fut réduite en carcasses flottantes et les hommes à l’eau se noyaient les uns après les autres. Farolesse livide assista au massacre de ces hommes encerclés de toutes parts par la flotte de Barratos . Il n’y eu aucun survivant. Le Commodore Farolesse fut déclaré mort par l’Angleterre dont le gouvernement le nomma personnellement responsable de cette tragédie. Accablé par cette défaite, Farolesse s’exila en Amérique où, enchaînant les mauvaises rencontres, il finit par rallier un groupe de mercenaires. Ses aventures sont dès lors de moins en moins glorieuses.

Il passe aujourd’hui plus de temps à écumer les bars que les océans, racontant à qui veut bien l’entendre son glorieux passé. Un jour, dans une taverne, il croise le regard d’une femme magnifique et énigmatique. Ce fut le coup de foudre… Après quelques verres, Farolesse avait raconté beaucoup à cette femme… beaucoup trop… Cette femme s’appelait Lady O’Malley…